Six parcs du Puy-de-Dôme où l’on s’arrête vraiment

12 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Auvergne-Rhône-Alpes · Puy-de-Dôme

Dans le Puy-de-Dôme, les parcs ne se contentent pas d’offrir un peu d’ombre et de pelouse. Certains racontent une histoire, d’autres cachent des curiosités géologiques ou deviennent le prétexte à une balade qui change des sentiers battus. Voici six endroits où la nature a été pensée, sculptée ou simplement laissée à elle-même pour créer une expérience à part.

1. Cueilleurs de nature – Domaize

Ici, le parc est une invitation à mettre les mains dans la terre. Pas de massifs fleuris sous cloche, mais des parcelles où l’on vient cueillir soi-même ses légumes, ses fleurs ou ses aromates selon la saison. Le lieu mise sur l’échange : on repart avec ce qu’on a récolté, après avoir discuté avec les producteurs qui expliquent les cycles de culture. Une façon de sortir du rôle de simple visiteur pour devenir acteur, même le temps d’un après-midi.

2. La coulée verte – Le Cendre

Ce ruban de verdure serpente entre les quartiers du Cendre, mais c’est bien plus qu’une simple piste cyclable bordée d’arbres. L’ancienne voie ferrée a été reconvertie en un cheminement où chaque tronçon joue un rôle précis : ici, une prairie fleurie pour les pollinisateurs ; là, des bancs disposés pour observer les trains qui passent à quelques mètres. Le contraste entre l’infrastructure ferroviaire et la végétation qui reprend ses droits donne à la balade une dimension presque urbaine, sans le bruit.

3. Les jardins du Marchidial – Champeix

À Champeix, le parc s’accroche à la pente et joue avec les niveaux. Les jardins du Marchidial sont un empilement de terrasses où se mêlent plantes potagères, fleurs et arbres fruitiers, le tout organisé autour d’un ancien lavoir. L’eau, omniprésente, circule entre les bassins et les rigoles, rappelant que ces jardins étaient autrefois un lieu de vie et de travail. Aujourd’hui, c’est cette superposition d’usages – utilitaire, ornemental, historique – qui rend le lieu singulier.

4. Parc du Dolmen – Saint-Nectaire

Le dolmen qui donne son nom au parc n’est pas une reconstitution, mais un authentique mégalithe vieux de plusieurs millénaires, posé là comme par hasard au milieu des arbres. Le site a été aménagé pour le mettre en valeur sans l’isoler : on y accède par un sentier qui serpente entre les hêtres et les chênes, et le dolmen apparaît soudain, presque intact, comme un vestige d’un autre temps. Le parc ne cherche pas à en faire un décor, mais à préserver cette étrange coexistence entre la nature et un monument préhistorique.

5. Parc du Château d’Aulteribe – Sermentizon

Le château d’Aulteribe est déjà une curiosité en soi, mais c’est son parc qui surprend. Pas de parterres symétriques ni d’allées rectilignes, mais une forêt jardinée où les arbres centenaires côtoient des essences rares, comme si le temps s’était arrêté au XIXe siècle. Le parc a été conçu pour être exploré : on y découvre des clairières, des points de vue sur les collines environnantes, et même un étang où se reflètent les tours du château. L’endroit donne l’impression d’être à la fois domestiqué et sauvage, comme un jardin secret à l’échelle d’un domaine.

6. Parc Montjoly et son château-mairie – Chamalières

En plein cœur de Chamalières, le parc Montjoly est un lieu où l’on vient autant pour se promener que pour observer l’architecture. Le château-mairie, qui trône au milieu des pelouses, est un bâtiment du XVIIIe siècle aux lignes classiques, mais c’est son environnement qui retient l’attention : des arbres taillés en rideaux, des massifs de roses anciennes, et une perspective soigneusement calculée pour donner l’illusion d’un parc bien plus vaste qu’il ne l’est. Le lieu a quelque chose de théâtral, comme si chaque élément avait été disposé pour composer une scène, entre histoire et urbanité.

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