Quand le Puy-de-Dôme se pare d’automne : entre frissons, pas chassés et rencontres insolites

19 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Auvergne-Rhône-Alpes · Puy-de-Dôme

Quand le Puy-de-Dôme se pare d’automne : entre frissons, pas chassés et rencontres insolites

Cette semaine, le département se transforme en un terrain de jeu où l’on passe sans transition des frissons organisés de Vulcania aux silences dorés des sentiers de la Sioule. L’automne ici n’est pas une saison qui s’endort, mais une invitation à sortir des sentiers battus — parfois littéralement.

Le coup de cœur : quand la science se met à faire peur

Si vous ne deviez retenir qu’une seule proposition, ce serait celle-ci : Les Six Trouilles du Pr Yapadrisk, à Vulcania le 17 octobre. Le parc, d’ordinaire dédié aux volcans et aux phénomènes naturels, bascule dans l’étrange le temps d’une journée. Le professeur Yapadrisk, savant facétieux, a égaré une formule au milieu de plantes carnivores et de créatures qui n’ont rien de rassurant. Ce n’est pas une simple chasse au trésor, mais une plongée dans un univers où la science dérape avec humour. Les enfants adorent, les adultes aussi — et c’est bien là l’astuce. Vulcania prouve une fois de plus qu’on peut apprendre en riant, même quand on a la chair de poule.

Entre deux averses, des pas qui racontent des histoires

L’automne, dans le Puy-de-Dôme, c’est aussi l’époque où les paysages se parent de couleurs qui semblent tout droit sorties d’une palette de peintre. Deux randonnées, le 19 octobre, offrent des prétextes parfaits pour en profiter. À Orcival, une marche à la journée vous mène du lac de Servières jusqu’au village, avec une halte chez un producteur de Saint-Nectaire. L’occasion de comprendre pourquoi ce fromage, né dans ces montagnes, a traversé les siècles sans prendre une ride. Plus au nord, à Montfermy, une balade familiale longe la Sioule, où la rivière dessine des méandres paresseux. On y observe la faune et la flore des milieux aquatiques, mais c’est surtout le calme qui frappe : le clapotis de l’eau, le bruissement des feuilles, le cri lointain d’un oiseau — une parenthèse qui tombe à point nommé en cette saison.

Le 21 octobre, à Volvic, le Festival de Balades propose une plongée dans l’histoire de la pierre et des carriers. Remonter le temps au fil des carrières, c’est découvrir un patrimoine souvent méconnu, celui d’hommes qui ont façonné cette roche volcanique pour en faire des monuments, des maisons, des objets du quotidien. Une façon de marcher avec les yeux grands ouverts, en comprenant que chaque pierre ici a une histoire à raconter.

Clermont-Ferrand, ville aux multiples visages

La préfecture n’est pas en reste, avec une programmation qui oscille entre sport, cinéma et musique. Le 20 octobre, les Sangliers Arvernes affrontent les Ducs d’Angers à la patinoire Papadakis & Cizeron. L’ambiance promet d’être électrique, et c’est une belle occasion de découvrir (ou redécouvrir) le hockey sur glace dans une salle qui porte le nom de deux légendes locales. Le même jour, le Festival Jazz en Tête ouvre sa 39ème édition à la Maison de la Culture. Une programmation riche, qui confirme que Clermont sait vibrer au rythme des notes, qu’elles soient improvisées ou soigneusement composées.

Côté cinéma, deux propositions sortent du lot. Le 20 octobre, Le Cygne et l’enfant, un programme de trois courts métrages de la réalisatrice sud-coréenne Miyoung Baek, nous plonge dans un univers poétique où les objets du quotidien prennent une dimension onirique. Le lendemain, Joyeuse Jungle ! emmène les plus jeunes (et leurs parents) dans une aventure en Amazonie, où une fillette de neuf ans découvre un monde où la nature et les traditions se mêlent. Deux films qui rappellent que le cinéma, quand il est bien choisi, peut être une fenêtre ouverte sur des ailleurs insoupçonnés.

Et si on sortait des sentiers battus ?

Pour ceux qui auraient envie de prolonger l’expérience au-delà de cette semaine, quelques idées s’imposent. La Colline de Mirabel, à Ménétrol, abrite un sentier des orchidées où, même en automne, la nature réserve de belles surprises. À Cros, un parcours pédagogique et ludique permet de découvrir les énergies renouvelables — une visite qui tombe à pic en ces temps où l’on cherche à comprendre comment préserver notre environnement. Enfin, les abbatiales romanes de Saint-Austremoine à Issoire et de Saint-Pierre à Mozac sont des joyaux d’architecture qui méritent le détour, ne serait-ce que pour leur atmosphère sereine et leur histoire millénaire.

Cette semaine dans le Puy-de-Dôme, l’automne n’est pas une saison qui s’efface, mais une toile de fond qui donne du relief à chaque sortie. Qu’on choisisse de frissonner, de marcher ou de s’asseoir dans une salle obscure, une chose est sûre : on ne s’ennuie pas.

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