Huit parcs et jardins du Rhône où l’on respire autrement
12 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Auvergne-Rhône-Alpes · Rhône
Entre les franges urbaines de Lyon et les coteaux du Beaujolais, le Rhône abrite des espaces verts qui échappent aux cartes postales. Certains sont des havres de silence au cœur des villes, d’autres des terrains de jeu inattendus pour les enfants ou les promeneurs pressés. Voici huit adresses où le temps s’étire entre les arbres, classées du plus discret au plus fréquenté.
1. Square Joannes Crozier – Chaponnay
À Chaponnay, ce square se niche derrière la mairie, presque invisible depuis la route. On y accède par une allée de tilleuls taillés en voûte, comme un passage secret vers un jardin de curé miniature. Les bancs en pierre, usés par les années, invitent à observer les massifs de roses anciennes et les glycines qui grimpent le long des murs. L’endroit est surtout connu des habitants du village, qui viennent y lire ou faire la sieste à l’ombre des marronniers.
2. Clos Saint-Georges et Square Jean-Louis Loubet – Saint-Symphorien-d’Ozon
Deux espaces en un, séparés par une grille en fer forgé. Le Clos Saint-Georges, avec ses allées de buis et ses topiaires, ressemble à un jardin de presbytère du XIXe siècle. De l’autre côté, le square Loubet est plus sauvage : des cerisiers sauvages y côtoient des plates-bandes de vivaces, et un vieux kiosque en bois, à moitié caché par les lilas, sert de refuge aux joueurs de cartes du dimanche. Les deux jardins communiquent par une porte basse, comme une invitation à flâner sans but.
3. Jardin des Chartreux – Clos St Benoît – Lyon 1er
En plein centre de Lyon, ce jardin est un ovni. Derrière les murs aveugles de la rue des Chartreux, on découvre un clos planté de vignes, de figuiers et de rosiers grimpants, avec une vue imprenable sur la basilique de Fourvière. Les étudiants de la fac voisine viennent y réviser entre deux cours, tandis que les riverains cultivent des parcelles potagères dans un coin du jardin. L’hiver, les branches des noyers dénudés dessinent des motifs géométriques sur le ciel, et l’été, les grappes de raisin mûrissent à portée de main.
4. Parc de la Cerisaie – Parc Chazière – Lyon 4e
Deux noms pour un même lieu, perché sur les pentes de la Croix-Rousse. La Cerisaie doit son nom aux cerisiers qui bordent ses allées, mais c’est le parc Chazière, en contrebas, qui surprend : une prairie en pente douce, traversée par un ruisseau artificiel où les enfants pataugent en été. Les deux espaces sont reliés par un escalier en pierre, et l’ensemble forme un balcon sur Lyon, avec une vue plongeante sur les toits de la ville. Les soirs d’été, on y croise des musiciens qui répètent sous les arbres.
5. Parc de la Quarantaine – Villefranche-sur-Saône
Un parc urbain qui assume son côté brut. Pas de massifs fleuris ici, mais des pelouses rases, des peupliers qui bruissent au vent, et un plan d’eau où nagent des canards colverts. Le nom du parc rappelle son passé : c’était autrefois un lieu de quarantaine pour les voyageurs arrivant par la route de Lyon. Aujourd’hui, c’est un spot prisé des joggeurs et des familles, avec une aire de jeux en bois et un petit kiosque à musique. Les soirs de concert, l’endroit prend des allures de place de village.
6. Parc des Essarts – Bron
Un parc de ville qui joue la carte de la diversité. D’un côté, des jardins à la française avec des topiaires et des fontaines ; de l’autre, une forêt de chênes et de hêtres où l’on peut se perdre. Entre les deux, un étang peuplé de carpes et de grenouilles, et une roseraie qui explose de couleurs en juin. Les habitants de Bron viennent y pique-niquer, mais aussi y cueillir des mûres en automne ou observer les oiseaux depuis les observatoires disséminés dans les bois. Un sentier pédagogique explique la faune et la flore locales, sans tomber dans le didactisme.
7. Parc République – Meyzieu
Le plus grand parc de l’est lyonnais, et aussi le plus animé. Autour d’un lac artificiel, des pelouses immenses accueillent les familles le week-end, tandis que les sportifs s’entraînent sur les parcours de santé. Le parc abrite aussi un jardin partagé, où les habitants cultivent légumes et fleurs, et une ferme pédagogique où les enfants peuvent caresser chèvres et lapins. En été, des concerts gratuits sont organisés sur la scène en plein air, et l’hiver, une patinoire éphémère s’installe près du lac. Un lieu qui vit au rythme des saisons et des habitants.
8. Parc de la Belle Province – Villefranche-sur-Saône
Le parc emblématique de Villefranche, et le plus fréquenté. Ses allées ombragées, ses massifs de rhododendrons et son kiosque à musique en font un lieu de promenade classique, mais c’est son histoire qui le distingue. Créé au XIXe siècle, il était autrefois le jardin d’agrément d’une riche famille locale, et certaines essences d’arbres datent de cette époque. Aujourd’hui, c’est un lieu de rendez-vous pour les amoureux, les joggeurs et les joueurs de pétanque. Les soirs d’été, les concerts organisés sous le kiosque attirent une foule nombreuse, et l’ambiance rappelle celle des fêtes de village d’autrefois.