7 ponts en Isère qui racontent autre chose qu’une simple traversée
19 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Auvergne-Rhône-Alpes · Isère
En Isère, les ponts ne servent pas qu’à franchir une rivière ou une route. Ils portent des histoires de pierre, de fer ou de bois, des paysages qui basculent, et parfois même une dose d’audace technique. Voici sept ouvrages où s’arrêter vraiment, du plus discret au plus spectaculaire.
1. Le Pont du Prêtre – Valbonnais
Ce petit pont de pierre à une arche enjambe l’Eau d’Olle au creux d’un vallon boisé. Son nom vient d’une légende locale : un prêtre l’aurait fait construire pour éviter aux villageois de traverser la rivière à gué. Aujourd’hui, il sert surtout de point de départ pour des randonnées vers les alpages de la Matheysine, avec cette impression étrange de remonter le temps à chaque pas.
2. Pont des Fayettes – Valbonnais
À quelques kilomètres du Pont du Prêtre, celui-ci se cache au fond d’un vallon plus étroit encore. Une seule arche en pierre, un tablier étroit, et surtout une vue plongeante sur les gorges de la Roizonne. Les marcheurs qui empruntent le sentier des gorges le voient souvent d’en bas, accroché à la falaise comme un trait d’union entre deux versants abrupts.
3. Pont Romain – Saint-Christophe-sur-Guiers
Son nom est trompeur : ce pont date du Moyen Âge, mais il a gardé une silhouette massive qui rappelle les ouvrages antiques. Deux arches en pierre brute, un tablier large juste assez pour une voiture, et surtout une position stratégique au-dessus du Guiers Vif, là où la rivière marque la frontière entre Isère et Savoie. Les pêcheurs s’y arrêtent souvent pour lancer leur ligne dans les eaux vives en contrebas.
4. Passerelle Saint-Laurent – Grenoble
En plein centre-ville, cette passerelle piétonne en acier et bois relie les deux rives de l’Isère sans jamais toucher l’eau. Son tablier suspendu vibre légèrement sous les pas, et son garde-corps en verre offre une vue dégagée sur les quais et les montagnes en arrière-plan. Le soir, quand les réverbères s’allument, elle devient un trait de lumière au-dessus du courant.
5. Pont de Ponsonnas – Ponsonnas
Ce pont en béton armé, construit dans les années 1930, enjambe la vallée de la Bonne sur près de 130 mètres de haut. Il doit sa notoriété aux sauteurs à l’élastique qui s’y élancent depuis 1989, mais même sans saut, la vue depuis le tablier est vertigineuse : on domine les forêts de la Matheysine et, par temps clair, on aperçoit les sommets de l’Oisans.
6. Viaduc du Bœuf – Réaumont
Ce viaduc ferroviaire du XIXe siècle, avec ses sept arches en pierre de taille, traverse la plaine de la Bièvre en ligne droite sur plus de 200 mètres. Il doit son nom à une légende : un bœuf se serait échappé pendant les travaux et aurait traversé la vallée en sautant d’une pile à l’autre. Aujourd’hui, les trains TER l’empruntent encore, offrant aux voyageurs une vue plongeante sur les champs et les villages alentour.
7. Pont de Claix – Claix
Le plus urbain de cette liste, mais aussi le plus chargé d’histoire. Ce pont en arc de béton, construit en 1967, relie Claix à Grenoble en enjambant le Drac sur près de 150 mètres. Son tablier large accueille voitures, bus et piétons, mais c’est depuis les berges qu’on apprécie vraiment sa silhouette élancée. Le soir, quand les lumières de la ville se reflètent dans l’eau, il devient un trait d’union entre la métropole et les contreforts du Vercors.